Mon discours du 1er mars à Bruxelles :
Chers amis,
Je suis ici avec vous pour la cinquième fois en quelques semaines. Et je serai encore là s’il le faut.
Nous sommes ici pour soutenir le peuple iranien. Mais aussi pour dire clairement aux autorités belges, européennes et internationales : l’heure n’est plus aux communiqués prudents, mais au soutien et à l’action.
Avec cette bâche “All Eyes on Iran”, installée par la Ville de Bruxelles, nous envoyons un message simple : nous regardons, nous comprenons et nous prenons position. Une ville libre ne peut pas rester neutre face à une dictature.
J’ai envie de rappeler à ceux qui critiquent l’action militaire de ces dernières heures que, depuis 45 ans, le régime iranien opprime son propre peuple.
Il pend ses opposants.
Il lapide.
Il emprisonne les femmes qui refusent le voile obligatoire.
Il torture.
Il exécute après des procès iniques.
Ce ne sont pas des opinions. Ce sont des faits.
Mais ce régime n’est pas seulement une machine à réprimer à l’intérieur. C’est aussi une machine à déstabiliser à l’extérieur.
Il finance le terrorisme.
Il arme des milices.
Il alimente les guerres régionales.
Il menace des États souverains.
L’actuel régime iranien est l’une des principales sources de déstabilisation de la paix mondiale.
Alors oui, je le dis clairement : l’opération militaire de ces dernières heures en Iran doit être soutenue. On ne peut pas dénoncer une dictature pendant 45 ans et, le jour où elle est affaiblie, devenir soudainement hésitant.
Certaines dictatures ne se réforment pas.
Elles tombent.
Évidemment, une intervention militaire comporte toujours des risques. Chaque frappe peut coûter des vies. Mais on ne peut pas laisser perdurer un régime tyrannique.
Ne confondons jamais le peuple iranien et le régime iranien.
Le peuple est la victime.
Le régime est le bourreau.
Ce que nous soutenons aujourd’hui, c’est la fin d’un régime sanguinaire. C’est la fin du régime des mollahs et des gardiens de la révolution. Le régime des mollahs doit disparaître.
Et ensuite ?
L’Iran de demain ne se construira ni à Bruxelles ni à Washington. Il se construira en Iran.
Et cela signifie une chose simple :
ce sera aux électeurs iraniens de choisir le leader qu’ils souhaitent.
Pas un guide suprême imposé par la religion.
Pas un pouvoir confisqué par les gardiens de la révolution.
Mais un dirigeant choisi librement, dans des élections libres.
La légitimité ne viendra plus de la peur.
Elle viendra du vote.
Voilà ce que signifie la reconstruction :
un État où le pouvoir change par les urnes,
pas par la répression.
Et quand ce jour viendra, les démocraties européennes devront être au rendez-vous pour soutenir ce choix souverain.
Aujourd’hui, notre message est clair :
nous ne restons pas neutres face à une dictature et nous affirmons que le peuple iranien mérite de choisir lui-même son avenir.
La lumière triomphera des ténèbres.
