Pentagone

Plaisir d'y vivre,
plaisir d'y venir

Le centre historique de la ville est délimité par la seconde enceinte, devenue les boulevards de la petite ceinture, et qui lui donne sa forme de pentagone. 

Vivre dans le Pentagone c’est vivre dans un de ses 9 « villages »

  • le quartier du centre,
  • le quartier royal,
  • le quartier des Sablons,
  • les Marolles,
  • le quartier Midi-Lemonnier,
  • le quartier de la Senne,
  • le quartier des quais,
  • le quartier Marais-Jacqmain,
  • le quartier du Parlement ou quartier des Libertés, eux-mêmes vivant au rythme de plus petites entités comme les quartiers Dansaert, St-Géry, Alhambra, St-Jacques, Anneessens, Ilot sacré …

Concentrant l’essentiel du patrimoine historique et culturel bruxellois, de l’offre de loisirs, de l’Horeca et des commerces, de la plupart des administrations, bureaux et sociétés de services …, le pentagone pourrait être une mine d’or de vitalité économique et commerciale, garantie d’un véritable contrôle social au profit des habitants, mais pour cela le MR veut rétablir les principes de base essentiels du vivre ensemble.

Harmonie et sérénité

L’équilibre délicat entre Horeca, animations nocturnes et habitat doit se construire sur le respect des lois et des règles.  Dans tous les quartiers animés et en particulier, le Quartier Saint-Géry, le laxisme actuel de l’autorité communale en matière d’ordre public, de santé, d’urbanisme ne contribue pas à garantir ce respect mutuel.  Des heures de fermeture strictes, des contrôles efficaces et bienveillants, une organisation claire portée par le pouvoir politique local sont certainement quelques-uns des facteurs qui assurent la réussite des événements et de l’animation urbaine des villes qui concilient tourisme/animation et respect des habitants.

Pour le MR, il est essentiel d’y instaurer et de faire respecter des heures de fermeture des établissements et des terrasses ainsi que d’établir un cadastre des affectations afin de garantir la mixité des fonctions dont celle de l’habitat et du commerce de proximité.  Fermeture des établissements illégalement ouverts, contrôle des établissements en termes d’hygiène et de sécurité, traque des trafics illicites et surveillance de l’âge des jeunes qui y consomment de l’alcool sont autant de mesures indispensables à prendre d’urgence pour mettre un terme à la situation anarchique actuelle.

L’organisation des grands évènements doit se faire de façon plus intégrée au tissu commercial, s’accompagner d’un plan mobilité, d’un plan déchets et de respect des normes de bruit, afin qu’ils ne tournent pas au cauchemar pour les habitants et les commerçants riverains. Moins nombreux mais de plus grande qualité, décentralisés et plus éthiquement responsables, ces évènements doivent continuer à participer à l’attractivité touristique de Bruxelles tout en renforçant le plaisir de vivre en centre-ville.

Sécurité, première des libertés

A la présence de bandes dangereuses en de nombreux lieux du centre-ville, l’Autorité publique doit répondre par une présence policière efficace, en nombre suffisant, en permanence (patrouilles de 4 agents, îlotiers et stationnement en permanence de voitures de police dans les endroits particulièrement sensible comme le quartier Anneessens) pour y garantir la sécurité des biens et des personnes et empêcher la formation de zones de non droit. La traque aux dealers, aux voleurs et à tout acte de   violence doit démanteler les bandes qui pourrissent les quartiers du centre-ville.

La collaboration avec le Juge de la jeunesse pour amplifier les condamnations des mineurs délinquants à des peines d’intérêt général doit être systématisée.

Les grands immeubles de logements de la Régie foncière en centre-ville doivent tous disposés d’un conciergepréposé au nettoyage et à la surveillance des parties communes. Sa tâche doit être facilitée par des concertations régulières avec les habitants, le placement de caméras de surveillance en coordination permanente avec le commissariat de police voisin.

Un nouveau commissariat doit être ouvert rue Van Artevelde avec une entrée de surveillance vers la rue des navets, ouvert 24hS/24 et 7jours S/7.

La création d’une «cellule famille» au sein de chaque commissariat doit pouvoir permettre d’intervenir dès les premières alertes de décrochage scolaire menant à la délinquance.La collaboration avec le Juge de la jeunesse pour amplifier les condamnations des mineurs délinquants à des peines d’intérêt général doit être systématisée.

Les espaces verts et de détente doivent être surveillés par des gardiens de la paix, travaillant en équipe , formés et encadrés par la police, tandis que les aires de sports et jeux doivent être, en permanence, encadrées par des animateurs sportifs.

La sécurité des commerçants et de leurs clients doit également être assurée par un système performant de télé-police-vision directement raccordé aux commissariats de Police.  La présence de caméras dans les rues et parcs efficacement contrôlés doit pouvoir dissuader les actes de délinquance et d’incivilités, fermement sanctionnés par des amendes administratives.

Le laxisme en matière d’interdiction de la prostitution de rue et de la mendicité avec enfant a laissé se développer des réseaux de criminalité qui ont fait exploser ces deux phénomènes en de nombreux endroits. Au quartier Alhambra, l’application du nouveau règlement d’interdiction de la prostitution de rue, délimitée à ce périmètre, pourra mettre définitivement un terme aux nuisances encaissées par les riverains depuis ces dix dernières années, mais il faut encore que  les deux hôtels y vivant du proxénétisme soient fermés et que cette interdiction soit étendue à l’ensemble du territoire.

ENVIRONNEMENT PROPRE et RESPECTé

La collecte des immondices en centre-ville doit être repensée fondamentalement avec la Région et Bruxelles-Propreté car l’amoncellement des sacs poubelles et cartons sur les trottoirs n’est pas digne du centre historique de la Capitale de l’Europe. La solution de l’enfouissement des déchets tel que pratiqué à Barcelone par le système des «Mollock» doit être expérimentée. Les bulles à faire doivent être installées de façon discrète voire enterrée dans les zones d’intérêt culturel et artistique. Il faut augmenter la fréquence de nettoyage des rues commerçantes et prévoir en suffisance l’installation et le vidage des poubelles 3X sélectives aux arrêts de bus, dans les parcs et aux lieux de grande circulation piétonne.

Il faut renforcer le montant, la surveillance et la perception des amendes administratives pour incivilités et non respect des règlements en matière d’hygiène. La traque, le ramassage et les sanctions des dépôts clandestins doivent être renforcés

Convivialité des espaces public et majesté des espaces touristiques

Tout le Pentagone doit faire l’objet d’un grand plan lumière mettant en évidence la majesté de sa richesse patrimoniale.

Tout le Pentagone doit être verdurisé en favorisant la plantation de plantes grimpantes sur façades à front de rue et la plantation d’essences rapides et de taille prestigieuse sur les places et petits parcs.

Les grands boulevards du centre ont, par le passé, fait la fierté de la Capitale, ils sont aujourd’hui totalement délaissés.  Les bacs à fleurs en béton des années 70 servent de poubelles, les dalles des trottoirs se soulèvent, les entrées de métro en triplex « tagué » sont d’une laideur affligeante, les panneaux indicateurs s’additionnent, le mobilier urbain s’enchevêtre, les panneaux publicitaires se multiplient au fil des conventions avec les sociétés d’affichage, des blocs de béton encombrent les trottoirs … et tout ce fouillis  contribue à augmenter l’insécurité.

Le MR réaffirme sa volonté de faire des boulevards du centre une zone de développement stratégique régionalet d’en lancer, dans les plus bref délais, la procédure de réaménagement complet impliquant trottoirs, voiries, plantations, mobilier urbain, éclairage et entrées de métro.

La mise en valeur des façades, en partenariat avec les propriétaires privés, doit participer à une promotion et une réaffectation en logements moyens tandis que la Régie foncière de la Ville de Bruxelles doit apporter un soin particulier à la location de ses espaces commerciaux à des commerces de qualité ainsi qu’à l’entretien de ses logements.

La mise en lumière des nombreux bâtiments remarquables, la valorisation architecturale des entrées de métro ainsi que la recréation des trois grandes places historiques doivent rendre majesté et convivialité à ces artères vitales pour la ville.  La grande fontaine Anspach, déplacée de la Porte de Namur au Heysel, doit retrouver sa vocation centrale au coeur d’une Place de Brouckère recomposée en véritable place.

La mise en lumière des façades historiques du quartier Notre-Dame-aux-Neiges ou du quartier  des Libertés, avec la Colonne du Congrès, et un plan de protection du patrimoine devrait lui redonner le lustre d’antan. Une meilleure gestion des propriétés communales devrait concourir au maintien et au retour des classes moyennes en centre-ville.  La Place des Barricades doit être protégée par un PPAS garantissant les gabarits et les affectations.

Le MR regrette combien la plupart des récents aménagements urbanistiques de Bruxelles s’apparentent à une succession d’actes manquéset au mieux de décisions « Plic-Ploc » : Place Poelaert, Rue Neuve, les abords de la Gare Centrale …  ce dernier exemple démontrant, à suffisance, qu’il ne suffit pas de « virer les voitures » pour créer un espaces public de qualité ! Il illustre aussi combien la ville, trop souvent, n’est qu’une juxtaposition d’éléments et combien, à Bruxelles, le morcellement des compétences et l’intervention d’un nombre incalculable d’opérateurs et de décideurs aggravent encore cette situation.

Pour le MR, la Ville de Bruxelles doit redevenir acteur de son avenir urbanistique et architectural dans le cadre de grands projets d’aménagementtel celui également de la réhabilitation de larue Neuve par la création d’une «coulée verte», la revitalisation commerciale de la Place des Martyrs, des galeries du commerce, Hirsch et Passage du Nord ainsi que de la Place des Musées, de la Place Royale et de la Place Poelaert.

Mobilité pour tous

Les habitants du Pentagone doivent aussi pouvoir bouger et se parquer dans leur ville.

Le MR soutient la création de zones de circulation douce dans certains quartiers-havres de paix ainsi qu’une vignette de stationnement avantageux permettant à tous les habitants de la Ville de stationner sur les emplacements horodatés.

Les zones piétonnes doivent être strictement délimitées et respectées dans le coeur historique tandis que tout doit être fait pour fluidifier la circulation au lieu de provoquer des bouchons.  La circulation brutale et dangereuse des bus en sens contraire doit être supprimée. Permettre aux riverains d’utiliser les parkings des entreprises et des administrations en dehors des heures de bureau doit être encouragé.

RéPONDRE AUX BESOINS DES FAMILLES EN MATIÈRE D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE, D’ÉCOLES ET DE SPORTS

Les nombreux enfants présents dans les quartiers du centre-ville ont besoin d’être encadrés dans leurs études et nécessitent de pouvoir rester plus longtemps à l’école dans le cadre de remédiations, d’aides à leur scolarité et d’activités culturelles ou sportives épanouissantes.

Pour leur apporter tout le développement physique nécessaire à une bonne santé, il faut instaurer une après-midi sportive dans les écoles primaires et secondaires de la Ville de Bruxelles.  La création du chèque-sport par famille doit permettre à chacune d’entre-elles d’inscrire ses enfants dans des clubs de sport performants et de les éduquer à l’excellence.

La capacité de la salle de sport Rempart des Moines est insuffisante, les installations sanitaires et les vitres méritent d’être remplacées.

L’augmentation du nombre de places en halte-garderies et crêches doit permettre à chaque famille de s’organiser en toute sérénité.