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En 10 ans, Bruxelles est devenue la ville la plus embouteillée d'Europe .

12 mai 2014 Pas de commentaire

 

Bruxelles est en tête du top 25 des villes les plus encombrées d’Europe, avec en moyenne 83 heures perdues par an par les automobilistes dans les embouteillages. Avant de « punir » l’automobiliste sans lui offrir de vraies solutions alternatives, il faut admettre que la voiture bien utilisée restera un outil indispensable pour nombre de déplacements urbains.

Le MR souscrit pleinement à l’objectif de diminution de la pression automobile, car il n’existe aucune ville au monde qui puisse offrir une mobilité satisfaisante sans un réseau de transports publics performant.

Les transports publics représentent une nécessité incontournable et incontestable, et joueront un rôle de plus en plus important, ce qui est déjà le cas dans d’autres grandes villes européennes.

Certaines initiatives du gouvernement olivier actuel, telles que supprimer 25.000 emplacements de parking dans les immeubles de bureaux d’ici 2015, ne vont certes pas dans le sens d’une amélioration des conditions de mobilité dans la Région.

Il ressort de l’enquête annuelle menée en février 2013 par Beci auprès de 865 entreprises que 60 % ne sont « pas du tout satisfaites des politiques régionales » et demandent que le gouvernement s’attaque d’urgence« aux problèmes de mobilité ».

 

PROPOSITIONS

1. Le RER

Le RER doit permettre aux habitants de la périphérie de renoncer à leur véhicule privé et de se rendre rapidement à Bruxelles au départ de la gare desservant leur domicile et vice versa.

Le RER doit, par ailleurs, pouvoir servir aux déplacements intra- urbains particulièrement dans les zones qui ne sont pas appelées à être desservies prochainement par le métro.

 

Le MR exige :

• la mise en service progressive du réseau RER à brève échéance en privilégiant les axes qui peuvent être exploités sans délai (ex. : la ligne 26 au départ d’Uccle ou par le tunnel Schuman-Josaphat dès son ouverture prévue en 2015)

• l’utilisation des gares existantes comme première étape d’un réseau express bruxellois.

Le MR préconise :

que la Communauté Métropolitaine, à mettre en oeuvre, en fasse sa première préoccupation. Le futur RER doit être un outil de déplacement performant (fréquence, rapidité, ponctualité, intégration tarifaire et intermodalité) tant pour les habitants de la zone desservie (30 km autour de Bruxelles) que pour les déplacements intrabruxellois.

 

2. La STIB

La propreté, l’éclairage, le manque de confort et d’information aux arrêts résultent du fait que la gestion de ceux-ci est tantôt confiée:

• aux communes,

• à la Région,

• au concessionnaire de la publicité,

• à la STIB,

ce qui signifie, très souvent, à personne avec l’irresponsabilité qui en découle et qui produit l’affligeante situation que beaucoup d’étrangers constatent et dénoncent à juste titre. Une société de transport public n’a pas pour seul objectif de produire des places-kilomètres, mais d’offrir de manière intégrée un moyen de déplacement global pour ses clients.

 

Le MR préconise de :

• procéder à une réduction des ruptures de charge pénalisantes pour l’usager afin

– de diminuer les temps de parcours,

– d’augmenter les fréquences pour mieux faire face à une demande qui évolue constamment ;

• d’organiser les inévitables correspondances selon des cheminements sécurisés et clairement balisés afin de limiter, pour l’usager, les pertes de temps et le stress dû à l’incertitude de l’attente.

 

Le MR estime prioritaire et urgent :

• la mise en service complète d’un axe Nord – Sud du métro (Evere – Uccle) dans les meilleurs délais ;

• la poursuite de l’automatisation des lignes de métro 1 et 5 (programme Pulsar) à (échéance annoncée de 2018) ;

• Une étude de faisabilité d’une ligne de métro automatique reliant le centre de la ville à l’ULB, via la Gare Centrale, la Porte de Namur et la Place Flagey.

 

Le MR :

• rejette la « tramification » dans les conditions actuelles,

• souhaite que, préalablement, soit étudiée la faisabilité réelle sur tout son parcours d’un éventuel axe structurant entre l’ULB et Laeken via la Place Flagey, la Porte de Namur, la Gare Centrale, la Gare du Nord et le site de Tour & Taxis,

• reste réservé quant à la faisabilité globale d’un tel projet vu l’abandon du projet de déviation de lignes de tram 92 et 94 vers la Gare Centrale suite au refus du permis d’urbanisme,

• s’interroge sur une option métro sur cet itinéraire vu la densité des quartiers desservis.

 

Le renouvellement du parc de bus

La décision de la STIB d’opter pour des bus hybrides à partir de 2015 peut surprendre alors que nombre de réseaux restent très prudents dans leur décision de recourir à des bus hybrides.

 

Le MR considère que :

• la STIB ne doit pas être le cobaye pour tester à grande échelle des systèmes de propulsion des bus au sujet desquels des incertitudes subsistent sur le plan de la fiabilité pour une exploitation intensive ;

• la STIB ne devrait pas abandonner l’alternative qui consiste à recourir à des bus circulant au gaz comme dans d’autres grandes villes.

 

Les aménagements des installations sur le plan de l’entretien et de la sécurité

Le MR encourage :

• la généralisation de l’installation des portillons renforçant la sécurité dans son ensemble et permettant de lutter contre la fraude.

• le contrôle d’accès, tant à l’entrée qu’à la sortie des stations, comme cela se pratique à Londres par exemple.

• le renforcement du système de contrôle par caméras de toutes les stations de métro et pré-métro ainsi que de leurs accès mais la future automatisation des lignes de métro 1 et 5 ne peut être le prétexte pour réduire encore la présence d’agents dans les stations et les rames.

 

 

Le MR estime indispensable

• de procéder à une uniformisation des tarifs des titres de transport entre les 4 opérateurs de transport public à l’échelle du RER,

• d’appliquer cette intégration tarifaire à tous les usagers des transports publics,

• de généraliser l’utilisation de la carte « mtb + », donnant accès au réseau de la STIB et au réseau urbain de la SNCB, auprès des Bruxellois

 

3. Financement des transports publics

 

Chaque année, la Région de Bruxelles – Capitale bénéficie d’une intervention du gouvernement fédéral alimentant le fonds Beliris destiné à améliorer les conditions de déplacement à Bruxelles. Ce fonds reste sous-utilisé en ce qui concerne la mobilité.

 

Le MR considère que

• les engagements dans le cadre du programme Beliris doivent prioritairement être orientés vers l’amélioration des transports publics ;

• le recours à d’autres sources de financement doit être étudié pour permettre de réaliser des programmes de déplacement plus ambitieux (prêt de la BEI, recours à des partenariats « public – privé »).

 

Il faut cesser d’utiliser les investissements pour résoudre en priorité des problèmes d’exploitation (cf. La SNCB pour le RER) ou de règlementations aveugles en négligeant le service performant aux usagers.

 

4. La place de l’automobile en ville

 

Dans le contexte actuel, l’automobile reste pour un grand nombre un outil indispensable de vie, irremplaçable pour des raisons professionnelles et privées, que l’on habite en ville ou en périphérie.

 

Le MR :

• préconise la construction de 2 tunnels routiers distincts avec raccordement de bifurcation entre eux afin d’absorber en souterrain la plus grande partie du trafic automobile de transit.

• est très attentif à des aménagements « verdurisés » et à l’engazonnement des sites propres de trams ;

• souhaite l’embellissement de toutes les voiries régionales par un programme volontariste de plantations de qualité bénéficiant d’un entretien régulier, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

 

Le MR propose que :

• la future Communauté métropolitaine devienne le lieu privilégié où ces types de projets sont principalement débattus entre les 3 Régions (RER, …) ;

• l’on crée une signalisation sur l’ensemble du Ring autoroutier et sur les autoroutes qui y convergent indiquant en temps réel les conditions de trafic sur le Ring à l’instar de ce qui se pratique aux Pays – Bas.

• Une étude de faisabilité d’un tunnel routier entre le carrefour Léonard et Drogenbos pour suppléer à l’absence du Ring sud.

• Une telle infrastructure aurait ainsi pour avantage de décharger le Ring nord et pourrait être financée par le privé (péage : cfr par exemple : le tunnel sous le vieux Port de Marseille).

 

5. Le péage urbain

 

Le MR :

• reste favorable au principe d’une taxation de la voiture suivant l’usage qui en est fait ;

• ne partage pas le point de vue de créer dans le contexte actuel un système de péage aux entrées de Bruxelles ;

• estime que les conditions ne sont actuellement pas réunies pour l’instauration d’un tel péage urbain comme à Londres, Stockholm ou Oslo dans des conditions très différentes.

6. Le plan stationnement et les parkings

Le MR estime que : le plan de stationnement doit être revu dans le sens :

• d’une harmonisation des conditions de stationnement au sein des 19 communes de la Région de Bruxelles – Capitale ;

• de l’assouplissement des contraintes imposées à toutes les professions contraintes de se déplacer pour exercer leur activité.

• l’indication du nombre d’emplacements de parking disponibles doit être opérationnelle sur l’ensemble du territoire régional afin de mieux orienter les automobilistes à la recherche d’un stationnement.

 • il est indispensable de créer en périphérie, là où c’est possible, à proximité des lignes de transports publics ou aux principaux noyaux de communication, des parkings sécurisés et fléchés de capacité suffisante incitant les automobilistes moyennant un prix incorporant un titre de transport pour poursuivre sur le réseau de transport public urbain.

7. Le plan piéton

 

L’objectif du plan est d’arriver à 40 % de parcours à pied en 2040… 

Le MR favorisera toute initiative visant à :

• améliorer les conditions de déplacement des piétons en ville tout en privilégiant des conditions optimales de confort et de visibilité notamment pour les traversées des artères ;

• rendre les déplacements à pied plus conviviaux et dépourvus de toute gêne ;

• privilégier les revêtements uniformes de qualité et réduire la prolifération de poteaux de tout type. 

8. Les cyclistes et les deux roues motorisés

Le MR, préconise de :

• Améliorer la qualité et la sécurité des infrastructures spécifiquement destinées aux cyclistes et l’entretien des itinéraires cyclables ;

• Renforcer la protection des cyclistes par rapport aux véhicules motorisés ;

• Installer aux pôles d’échange principaux des transports publics (stations de métro et arrêts de surface) des parkings sécurisés pour les vélos en nombre suffisant.

• Ceci a pour effet d’augmenter l’attractivité de ces pôles d’échange en les rendant facilement accessibles aux usagers habitant dans un rayon plus large que celui qu’on est disposé à parcourir à pied.

• Offrir la possibilité d’emprunter le futur RER avec sa bicyclette à l’instar de ce qui est appliqué par exemple à Berlin, Munich ou Copenhague (accès aux quais, capacité de fixer les vélos dans des dispositifs ad hoc dans certaines rames, etc.…) ;

• Multiplier des stations du réseau Villo en évitant qu’elles servent de « cheval de Troie » à un nouvel envahissement publicitaire et favoriser leur équipement en vélos électriques;

• Etendre l’autorisation pour les cyclistes de tourner à droite en franchissant le feu rouge,tout en respectant les règles du code de  la route ;

• Autoriser les motards à emprunter les couloirs bus ;

• Améliorer la sécurité des 2 roues motorisés (entretien es revêtements routiers, réduction d’obstacles non réglementaires, traitement anti dérapant, etc…).

Pour le MR, il convient de donner une image plus positive des cyclistes en ville. 

9. Les taxis

Le MR estime indispensable de :

• se doter de moyens pour faire respecter les règles qui s’imposent à la profession en augmentant la qualité du service pour répondre aux attentes de la clientèle potentielle.

• Régler, au sein de la communauté métropolitaine à mettre en place, le problème des taxis périphériques et bruxellois et mettre fin au gaspillage que constituent les parcours à vide de et vers l’aéroport tant pour les taxis bruxellois que pour ceux de Zaventem. 

10. Collecto, Noctis et Cambio

Le MR se prononce :

• pour le développement de Cambio ;

• pour la création d’un système de petites voitures électriques partagées qui ne devraient pas nécessairement être ramenées à leur lieu de départ (cfr : autolib à Paris) ;

• pour une disponibilité plus grande des moyens de transport en soirée et notamment après minuit..

11. Le port de Bruxelles

Le MR insiste sur :

• le développement d’alternatives à la route et l’intermodalité entre les différents modes de transport (rail / eau / route) ;

• l’aménagement d’espaces logistiques intermodaux dans la ville et en particulier le long du canal, des noeuds autoroutiers et des voies de chemin de fer ;

• l’existence de centres urbains de distribution permettra de limiter la présence de gros camions dans le tissu urbain ;

• identification d’itinéraires pour véhicules lourds respectant la hiérarchisation du réseau;

• la multiplication des zones de stationnement réservées et de sanctionner leur non-respect en ce qui concerne le stationnement des poids lourds en ville et les livraisons souvent en double file qui constituent une entrave permanente à la circulation.

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