Saviez-vous que l’Atomium n’a jamais été classé ? C’est tristement incroyable !
 
L’Atomium est le symbole de l’Exposition universelle de 1958 et est devenu le monument emblématique de Bruxelles, de Laeken et de la Belgique, dont la valeur est reconnue tant au niveau régional, que national et international.
 
Pourtant, en 2018, la COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS ET DES SITES rend un avis favorable à un « classement comme monument avec zone de protection ».
 
 
En synthèse, elle dit que de par sa qualité architecturale et esthétique, par son intérêt historique, la prouesse d’ingénierie, ainsi que le symbole qu’il représente, la CRMS défend la protection comme monument de l’Atomium. Elle demande d’intégrer le boulevard du Centenaire, la place du Centenaire et le Grand Palais des expositions (Palais V) dans la zone de protection de l’Atomium. Elle estime par ailleurs que le Grand Palais des expositions mériterait également d’être protégé comme monument.
 
J’ai interrogé le Secrétaire d’Etat de l’Urbanisme et du Patrimoine Pascal Smet, qui m’informe que :
  • La Commission Royale des Monuments et Sites avait émis un avis pour le classement le 3 octobre 2018, que la proposition de classement a été déclarée complète le 25 novembre 2019 mais que le bâtiment ne l’était toujours pas.
  • « Une analyse est en cours au sein de son cabinet ».
  • « La Ville de Bruxelles n’est pas favorable à un classement du site ». J’ai introduit une question pour le prochain Conseil communal… A suivre.
  • « Le projet NEO (réaménagement du plateau du Heysel) n’a pas d’influence directe sur le classement mais qu’il pourrait en avoir un, tout dépendant de la zone de protection et de sauvegarde mise autour du bâtiment ».

Je vous invite également à découvrir mon intervention dans La Capitale sur le sujet, en cliquant ici.


 

Mise à jour  26 janvier 2020 :

Après avoir interrogé le gouvernement, j’ai questionné le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles. Je ne partage pas du tout sa position. Mais je vois joins sa réponse concernant le Classement de l’Atomium:

 

“L’asbl Atomium, pas plus que la Ville, ne souhaite le classement du bâtiment de l’Atomium (de 1958 créé par André Waterkeyn et André Polak).

Il ne s’agit pas d’un rejet idéologique du classement, mais celui-ci compliquerait la gestion journalière de ce haut lieu du tourisme. (A vouloir faire mieux, on risque de faire moins bien.) En effet, la gestion du bâtiment est lourde en contraintes de tous genres (restaurant, vue panoramique, sphère des enfants, expositions régulières, entretien presque hebdomadaire de diverses parties du bâtiment.)

La gestion quotidienne de ce bâtiment nécessite beaucoup de flexibilité. L’asbl et de son CA veillent chaque jour à la bonne exploitation et à la préservation sérieuse des lieux. La flexibilité et l’autonomie s’appuient par ailleurs sur l’indépendance financière de l’asbl en termes de recettes ( à l’exception de la période actuelle et de l’impact financier de la crise sanitaire)

Tous les travaux se fait dans le respect patrimonial le plus strict (même les couleurs d’origines sont employées). Un classement nécessiterait une administration complémentaire et lourde pour une asbl qui reste contrôlée dans l’intérêt public par une majorité d’administrateurs publics.

La bonne gestion patrimoniale du bâtiment est assurée depuis la volonté de rénovation jusqu’à sa gestion quotidienne par la composition du CA constitué à cet effet au moment de la rénovation ( Ville-RBC-Fédéral-Beliris + membre famille Waterkeyn).

De plus, la situation financière de l’Atomium actuelle préconise de mettre la priorité sur le sauvetage de l’Atomium dans son exploitation et la diversification des recettes (avec effectifs réduits/chômage technique partiel). On sait combien les effets de la Covid-19 ont particulièrement affectés le secteur du tourisme et de l’évènementiel.

Quelques travaux sont nécessaires et urgents, il ne peut être question de les ralentir.

Vu la structure unique du bâtiment atypique, si un classement est un jour envisagé, ce qui semble  actuellement inutile, il faudrait faire du sur mesure et prendre le temps nécessaire pour une réflexion de fond face à une question extrêmement complexe.

Nous pensons donc que le bâtiment est extrêmement bien protégé par la gestion et son Conseil d’administration et ne nécessite pas à ce stade ar une procédure de classement avec une immense zone d’influence.”

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